Mot de Monsieur Damo Justin BARO, Président du Conseil d’Administration

Le nouveau référentiel de développement économique et social du Gouvernement du Burkina Faso, le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), dans son volet renforcement du capital humain met l’accent sur les actions qui permettront d’atteindre à l’horizon 2030 les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Cette vision des pouvoirs publics matérialisée à travers l’objectif stratégique  » accroître l’offre et améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation en adéquation avec les besoins de l’économie  » vise une meilleure amélioration de l’accès et de l’accessibilité des populations à un enseignement et une formation de qualité. Dans ce sens, les réformes entreprises et celles à venir devraient favoriser le renforcement des capacités d’accueil et de formation qualitative au niveau du Burkina à travers l’amélioration de certains indicateurs d’appréciation de l’enseignement.

Dans cet ensemble dynamique, le rôle du secteur privé est essentiel. Certes, il apporte déjà un appui inestimable dans l’amélioration de l’offre d’enseignement mais, ce rôle devrait s’accentuer davantage d’une part, sur le renforcement des capacités d’accueil et d’autre part, sur l’amélioration de la qualité et la diversité de l’offre en matière d’enseignement supérieur. Par ailleurs, une étude de la Banque Mondiale révèle du reste que l’Afrique a besoin de forger ses propres solutions en matière de recherche et d’innovation, afin de s’atteler à ses défis de développement, qu’il s’agisse du changement climatique, qui impose de trouver de toute urgence des moyens d’améliorer les rendements agricoles, ou des maladies infectieuses, qui continuent de prélever un lourd tribut sur les familles et les économies. Malheureusement cette réflexion de la prestigieuse institution passe sous silence des secteurs de l’humanitaire.

Voilà entre autres ce qui fonde la pertinence de la création d’un Centre de Ressources et d’Excellence matière d’Education en Afrique dans le secteur de l’Humanitaire et du Développement (CREA-H&D) envisagée par des professionnels Africains de ces secteurs qui dans une synergie de réflexion et d’action travaillent à l’ouverture de l’Institut Anselme Titianma SANON. Outre la pertinence de l’intuition créatrice et de l’utilité de l’Institut que nous contribuons à établir, nous ne pouvons que saluer cette belle vision de dédier cet Institut a Monseigneur Anselme Titianma SANON, Archevêque émérite de Bobo Dioulasso.

En ce qui nous concerne, nous voulons réaffirmer notre engagement à contribuer activement au lancement d’une structure éducative de référence au cœur de l’Afrique de l’Ouest dans l’espace CEDEAO. Les filières et programmes de formation de cet Institut venant combler un vide dans l’offre de formation tout en anticipant les besoins des entreprises, des institutions, des communautés dans cycle de réponse et la qualité d’une opération humanitaire mais aussi des actions de développement. Mieux, nous voulons en faire avec votre contribution à tous un pôle de rayonnement de la pensée africaine au service de l’humanitaire et du développement. L’humanité a besoin de solutions nouvelles et efficaces. L’Institut Anselme Titianma SANON jouera certainement sa partition.

Merci à tous et chacun (e) pour votre rôle en ce jour de construction de passerelles pour des compétences solides et nouvelles au service d’un monde nouveau à visage plus humain empreint de valeurs africaines.

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